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Le 1er avril 2004 (O--<, en début de soirée,
Bonsoir Valérie, Quelle joie ! Bienvenue dans l'univers des smileys. Je verrai, dorénavant, mieux ton sourire derrière l'écran :-) Y'en a plein, t'as déjà dû te faire une provision, non ? Pour ma part, au bout du compte, je n'en utilise que TROIS, les 3 basiques que je me rappelle et dont je pense qu'il n'y aura pas de mauvaise interprétation de la part du destinataire. Digression : l'écrit est TRÈS dangereux, souvent mal compris, et assez mauvais conducteur de l'humour, surtout pince-sans-rire. Les Alcooliques Anonymes, par ailleurs gens de fort bonne compagnie et que souvent j'aime, peuvent se montrer TRÈS paranos, obsessionnels, désireux d'avoir le dernier mot à un point qu'on pourrait qualifier de pathologique, rancuniers, discutailleurs, etc., etc. Bref, ils font que je me sens moins seule avec ces qualificatifs difficiles à porter en société :-)
Les smileys les moins ambigus ? Euh, c'est là que j'entre dans la quatrième dimension : les listes de smileys... Je crois qu'il faudrait joindre à tout courriel-à-smilis les listes qui ont servi à son encodage :-}
Je pense que c'est de cette inévitable complexification qu'est venu l'essor de la webcam.;-) . Ainsi, tu vas travailler ! Ce point d'exclamation ne vient que de ma culpabilité : la semaine prochaine, je serai vraiment la SEULE à ne pas travailler...
Prends soin de toi, j'insiste. Essaie déjà de te traiter concrètement comme tu traites ceux que tu aimes.
Bon, en fait je ne suis assurément pas là pour donner des conseils à quiconque. Ce serait vraiment ne pas manquer d'air !!! Je voulais surtout te remercier de ton courriel !
Marie-Dominique B. |
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Ce 5 avril 2004 au soir,
Bonsoir Valérie, Je rallume mon ordinateur (qui n'aime pas ça, beurk le boucan de turbotrain qu'il me fait à chaque allumage !!!) et... Chic ! un courriel de toi. C'est le soir d'un lundi où tu bossas et où je glandai, mon unique labeur de début de ces dernières semaines étant d'aller causer à/avec une psychologue.
Moi, une psychologue, faut dire, a priori je n'avais pas une folle confiance. Un psychanalyste, on sait que c'est quelqu'un qui en a bavé au long de sa propre analyse, et donc qu'« il y est passé aussi ». De son côté, un psychiatre, c'est quelqu'un qui, après de longues, et surtout nombreuses :-D, années d'études de médecine, les a parachevées encore avec une spécialisation pointue. Mais un psychologue ? Cékwaça ?? En attendant une meilleure réponse, c'est quelqu'une que je vois hebdomadairement depuis un mois, qui est beaucoup moins malveillante que ma parano l'avait ressenti(e) au premier abord, et qui représente une (la) piste que je tâche de suivre dans l'espoir très vague d'aller bien.
Tu m'as presque tout dit sur ton boulot, sauf si ça t'intéresse et ce que tu fais : peindre des murs, conduire des projets, marteler le rythme des rameurs (comme dans Astérix), secrétariser, danser ?
Sais-tu faire l'oumos, ou l'houmos, ou au moins l'écrire ? Je fais référence à une purée de pois chiches. Z'en ont causé à la tévé autour de 19 heures, dans une émission passionnante sur la religion juive. Et moi, j'ai des pois chiches, j'adore les pois chiches, du coup j'ai mis des pois chiches à tremper, mais je ne me fais jamais que des pois chiches cuits à l'eau après longue baignade nocturne et servis avec un filet-miam d'huile d'olive. Alors, si avec mes pois chiches d'autres recettes m'étaient possibles (je veux dire faciles), je pourrais ajouter au plaisir du pois chiche celui de la variété. Bon, j'en parle à cause de ton maïs. Ça m'a fait penser, c'est tout :-) Merci de m'écrire. Porte-toi bien. Marie-Dominique |
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Bonsoir Marie-Dominique,
Longtemps j'ai été tentée de la réaliser, mais vues les mines circonspectes d'Alain à chaque fois que j'évoquais la possibilité d'essayer de tenter de pourquoi pas etc. que finalement, j'ai définitivement laissé tomber. Mais je compte bien que tu me raconteras. Donc :
Faire tremper les pois chiches (pourquoi sont-ils chiches, d'ailleurs ?) toute une nuit dans une grande quantité d'eau froide à laquelle vous ajoutez la moitié du bicarbonate de soude.
Bon appétit ! Je t'embrasse. Valérie |
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Le 7 avril 2004,
Bonjour Valérie, Quelle merveille, ton courriel ! Je me suis BI-DON-NÉE !! (et l'ai mis sur Internet...) Les dieux savent pourtant comme le rire n'est pas fréquent au cur forcément sombre d'une dépression. Mais hier soir, si les voisins ont eu la curiosité de jeter un il par ma fenêtre, ils auront pu me voir, assise devant mon écran, pliée par un rire maladroit (je n'ai plus l'habitude) autant qu'irrépressible... Techniquement, ce n'est quand même pas une recette si facile, pour moi en tout cas. Tu sais ce qui m'impressionne le plus ? le bicarbonate de soude. Ça se trouve où, à combien et sous quelle forme, ce truc qui me paraît là maintenant plutôt barbare ?
Oui, j'ai vu Quand Harry rencontre Sally, mais une seule fois à la tévé, soit pas de façon à me le rappeler. Aucune trace, dans ma mémoire, de paprika à ce propos.
Je t'embrasse avec une reconnaissance encore teintée d'allégresse. Marie-Dominique |
Samedi 10 avril 2004
Dimanche 11 avril 2004
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Bonjour Marie-Dominique,
Quant à Sélène, ce n'est pas si simple et je m'enduis moi-même de conjectures et de supputations. En fait, tu, je, tout ça semble encore bien abstrait pour elle et je soupçonne que « Est-ce que tu es mon bébé d'ange (qui est parfois bébé de n'ange du fait de la liaison un ange) » égale en fait « Est-ce que je suis ton bébé d'ange ». Ainsi, parfois, quand je viens de la gronder, elle me questionne terriblement inquiète « Est-ce que je t'aime ? ». Tu vois, ce n'est pas si simple, mais si je suis sûre de la tancer parfois exagérément, j'ai presque la certitude de lui dire suffisamment que je l'aime. Enfin tout ça pour dire que 1- j'ai constaté que ta recette avait quand même l'air d'être bien plus simple que la mienne scrogneugneu ; 2- que chiche n'avait pas l'air de s'accorder avec pois ; voyons, voyons, que dit le Robert ? CHICHE : 1/ blablabla parcimonieux 2/ chiche (pois) V. Pois. Très drôle ! POIS ... 3/ Pois chiche vient de pois cice 1542 ; ah bé ça c'est çouette alors ! Bises et bonne prolongation, alors ! Tu vas pouvoir profiter du printemps ! Valérie |
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Le 11 avril 2004, au soir,
Bonsoir Valérie, Effectivement, pour Sélène, ça n'a pas l'air aussi simple que je pensais avoir tout compris :-)
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Et supposons le doute levé, la vérité révélée : "chiche" est invariable. Ma question suivante est : comment le sait-on, en l'absence, dans les dictionnaires (j'ai plongé itou dans le petit Larousse, avec des planches en couleur des pois :-), de l'exemple explicite ? Comment le sait la dame qui a fait « l'adapatation française » de mon livre « Pour réussir la cuisine végétarienne » ? À moins qu'elle n'ait, tout simplement, davantage de bon sens que moi - ce n'est pas difficile, si j'ai une intelligence, elle n'est ni pratique, ni de bon sens - en supposant que le dictionnaire met d'office cette légumineuse au pluriel, sachant qu'il n'arrive sans doute pas souvent que l'on ne mange qu'UN pois chiche. *********
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Si le 11 avril n'est ni une journée particulièrement faste pour mon neurone, ni son chant du cygne, que puis-je prétendre ? Par coquetterie - comme pour Brecht, c'est pour que les gens se rendent pas compte de ma bêtise - j'accuse les médicaments. Mais, en fait, c'qui faut savoir, c'est que les médicaments SOIGNENT, et pas le contraire. De même, d'ailleurs, que si je pouvais PROFITER du printemps, c'est que je ne serais pas malade. Et donc pas en arrêt-maladie... *********
Marie-Dominique |
Mardi 13 avril 2004
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Aprème
De l'arachide en coques casse
De l'Arachnid sur mon écran Nuage de lait et nuage qui passe Jalonnent ce jour déprimant. |
Mercredi 14 avril 2004
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Le 14 avril 2004 au matin
Chère Valérie, Tôt levée, j'en ai profité pour faire du tri dans mes courriels (je les garde presque tous, finalement ! :-)
D'âge émotionnel à peine pubère, je regarde beaucoup de téléfilms américains dans ma tévé (mes préférés : les séries Z avec des araignées géantes ou des aliens affamés, et des gros trucages :-D).
Le pourquoi ça m'interloque n'est pas à chercher très loin, sauf si l'on considère le nombre d'années séparant une une dame (?...) vieillissante de son enfance... Pour le deuxième point, où je ne voyais absolument pas de quoi ils pouvaient bien parler, ces parents et ces enfants à la fierté si curieusement placée, j'ai fini, au reçu de tes courriels, par me dire que c'était peut-être bien un truc de ce tonneau que j'éprouvais pour toi : je suis fière de toi. Enfin... autant qu'un caractère aussi négatif que le mien est en mesure d'éprouver quelque chose de positif :-) Et je te le précise au cas où : ce n'est pas dû à tes enfants. J'aurais été au moins aussi fière de toi si tu n'avais pas eu d'enfants, ou si tu avais été homosexuelle, et peut-être même (mais comment savoir ?) si tu n'avais pas été aussi brillante...
Tous comptes faits, je crois que je suis également assez fière de maman. Et, à un niveau moindre car je les connais peu, je le suis itou de Baptiste et de Sélène.
Je t'embrasse. Marie-Dominique |