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   Avril 2004
DERNIERE MISE A JOUR LE 18/04/2004
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Jeudi 1er avril 2004

Courriel envoyé à Valérie B. :
À  :  "Valerie" <--->
Date  :  Thu, 01 Apr 2004 19:49:22 +0200
Sujet  :  Smilis
Le 1er avril 2004 (O--<, en début de soirée,

Bonsoir Valérie,

Quelle joie ! Bienvenue dans l'univers des smileys. Je verrai, dorénavant, mieux ton sourire derrière l'écran :-)

Y'en a plein, t'as déjà dû te faire une provision, non ? Pour ma part, au bout du compte, je n'en utilise que TROIS, les 3 basiques que je me rappelle et dont je pense qu'il n'y aura pas de mauvaise interprétation de la part du destinataire.

Digression : l'écrit est TRÈS dangereux, souvent mal compris, et assez mauvais conducteur de l'humour, surtout pince-sans-rire. Les Alcooliques Anonymes, par ailleurs gens de fort bonne compagnie et que souvent j'aime, peuvent se montrer TRÈS paranos, obsessionnels, désireux d'avoir le dernier mot à un point qu'on pourrait qualifier de pathologique, rancuniers, discutailleurs, etc., etc. Bref, ils font que je me sens moins seule avec ces qualificatifs difficiles à porter en société :-)
Eh bé, crois-moi, vaut mieux leur téléphoner :-D !! ...ou ponctuer chaque phrase la plus univoque possible du maximum de smileys les moins ambigüment sympathiques et les plus DÉSAMORÇANTs possible. :-S

Les smileys les moins ambigus ? Euh, c'est là que j'entre dans la quatrième dimension : les listes de smileys... Je crois qu'il faudrait joindre à tout courriel-à-smilis les listes qui ont servi à son encodage :-}
Certains, même, qui seraient difficiles à placer dans mes courriels à moi, parce que dans ma vie à moi, me paraissent devoir non pas SERVIR à, mais SUSCITER la création de courriels spécifiques. Comment placer, sinon, la raie au milieu (**), les moustaches fournies (**), les bonnets de Noël, et même les punks qui deviennent pas contents ?
((**) Suis-je vraiment obsédée par le système pileux ?)

Je pense que c'est de cette inévitable complexification qu'est venu l'essor de la webcam.;-) .

Ainsi, tu vas travailler ! Ce point d'exclamation ne vient que de ma culpabilité : la semaine prochaine, je serai vraiment la SEULE à ne pas travailler...
Culpabilité, appréhension, trop fidèles compagnes, lâchez-moi donc un peu !
Tu vas travailler dans quoi ? Combien de temps ? Ça te plaît ?

Prends soin de toi, j'insiste. Essaie déjà de te traiter concrètement comme tu traites ceux que tu aimes.
Moi, un truc, c'est que j'essaie de me causer gentiment. Ça vient... Je me donne parfois du « Ma petite Marie-Dominique, tu exagères », ça change des injures méchantes dont j'avais coutume. Eh bé, le croiras-tu ? Il est plus facile de supporter quelqu'un qui me parle gentiment. Et rien que ça, d'ailleurs, démontre bien que je suis saine d'émotion (sinon d'esprit ?).

Bon, en fait je ne suis assurément pas là pour donner des conseils à quiconque. Ce serait vraiment ne pas manquer d'air !!! Je voulais surtout te remercier de ton courriel !
Porte-toi bien. Bisous.

Marie-Dominique B.

 
Lundi 5 avril 2004

Courriel envoyé à Valérie B. :
À  :  "Valérie" <--->
Date  :  Mon, 05 Apr 2004 23:51:32 +0200
Sujet  :  Chic, un VB's courriel !
Ce 5 avril 2004 au soir,

Bonsoir Valérie,

Je rallume mon ordinateur (qui n'aime pas ça, beurk le boucan de turbotrain qu'il me fait à chaque allumage !!!) et... Chic ! un courriel de toi.

C'est le soir d'un lundi où tu bossas et où je glandai, mon unique labeur de début de ces dernières semaines étant d'aller causer à/avec une psychologue.
Nos relations s'étaient primitivement mal engagées : elle pensait que je buvais toujours, sans doute à cause de l'ampleur de mes tremblements ; je la jugeais arrogante et malveillante.
Parties sur de si mauvaises bases, nos relations ne pouvaient que s'améliorer ! :-)

Moi, une psychologue, faut dire, a priori je n'avais pas une folle confiance. Un psychanalyste, on sait que c'est quelqu'un qui en a bavé au long de sa propre analyse, et donc qu'« il y est passé aussi ». De son côté, un psychiatre, c'est quelqu'un qui, après de longues, et surtout nombreuses :-D, années d'études de médecine, les a parachevées encore avec une spécialisation pointue. Mais un psychologue ? Cékwaça ??

En attendant une meilleure réponse, c'est quelqu'une que je vois hebdomadairement depuis un mois, qui est beaucoup moins malveillante que ma parano l'avait ressenti(e) au premier abord, et qui représente une (la) piste que je tâche de suivre dans l'espoir très vague d'aller bien.
Et en plus, c'est pris en charge ! Car, quand même, c'est à cause du pécuniaire que j'avais dû interrompre ma thérapie ! Ce n'était pas, comme le bruit n'en a d'ailleurs pas couru :-}, parce que j'étais guérie que j'avais arrêté !!

Tu m'as presque tout dit sur ton boulot, sauf si ça t'intéresse et ce que tu fais : peindre des murs, conduire des projets, marteler le rythme des rameurs (comme dans Astérix), secrétariser, danser ?
Ça me paraît bien comme horaires, si tu es plutôt du matin. Y a eu une boîte, comme ça, où je bossais de 7h à 15h. Comme c'était loin, je me levais du côté de 4h (j'étais jeune ;-)...

Sais-tu faire l'oumos, ou l'houmos, ou au moins l'écrire ? Je fais référence à une purée de pois chiches. Z'en ont causé à la tévé autour de 19 heures, dans une émission passionnante sur la religion juive. Et moi, j'ai des pois chiches, j'adore les pois chiches, du coup j'ai mis des pois chiches à tremper, mais je ne me fais jamais que des pois chiches cuits à l'eau après longue baignade nocturne et servis avec un filet-miam d'huile d'olive. Alors, si avec mes pois chiches d'autres recettes m'étaient possibles (je veux dire faciles), je pourrais ajouter au plaisir du pois chiche celui de la variété.

Bon, j'en parle à cause de ton maïs. Ça m'a fait penser, c'est tout :-)

Merci de m'écrire. Porte-toi bien.

Marie-Dominique

 
Mardi 6 avril 2004

Courriel reçu de Valérie B. :
De  :  "Valérie" <--->
Date  :  Tue, 6 Apr 2004 21:38:47 +0200
Sujet  :  Une recette d'Hoummos ? Yakademander : Elle - Recettes du monde entier p 11
Bonsoir Marie-Dominique,

Longtemps j'ai été tentée de la réaliser, mais vues les mines circonspectes d'Alain à chaque fois que j'évoquais la possibilité d'essayer de tenter de pourquoi pas etc. que finalement, j'ai définitivement laissé tomber. Mais je compte bien que tu me raconteras.

Donc :
HOUMMOS - Liban - Recette pour 6 personnes :
500 g de pois chiches
1 cuil à café de bicarbonate de soude (dans le miel aussi il en faut ndlr)
2 dl d'huile de sésame (voir plus bas Notre conseil)
2 gousses d'ail
1 pincée de gros sel
2 citrons
24 olives noires
1 cuil à soupe rase de paprika (le paprika ça me fait toujours penser à Quand Harry rencontre Sally, tu l'as vu ?)
Préparation : 25 mn + 1 nuit de trempage (et zou, en route pour la baignade nocturne !)
Cuisson : 3 h 30
Ça impressionne comme ça, mais on doit pouvoir se passer de la moitié des ingrédients et ne garder que ... les pois chiches !). Bon, je poursuis.

Faire tremper les pois chiches (pourquoi sont-ils chiches, d'ailleurs ?) toute une nuit dans une grande quantité d'eau froide à laquelle vous ajoutez la moitié du bicarbonate de soude.
Le lendemain, les égoutter et les rincer sous l'eau froide. Les mettre à cuire dans une grande marmite contenant suffisamment d'eau pour les recouvrir. Saler, ajouter le reste du bicarbonate, portez à ébullition, puis baisser le feu et laisser cuire 3 h 30 à feu doux. (Bon, jusque là, c'est facile.)
Pendant ce temps, éplucher l'ail, le piler au mortier (bon, enfin tu l'écrases, quoi) avec le gros sel et incorporer peu à peu 1 cuillérée à soupe d'huile. Égoutter les pois chiches et les laisser refroidir.
Les passer ensuite au moulin à légumes, grille fine, au-dessus d'un saladier (non non, on va le faire à côté !), incorporer l'ail pilé puis le reste de l'huile sans cesser de tourner la purée avec une cuiller en bois (à mon avis il faut aussi une troisième main pour tenir le saladier). Ajouter le jus d'un citron.
Dresser (ça m'a toujours fait rigoler) le hoummos (h aspiré, donc) sur le plat de service, saupoudrez de paprika, décorer avec le second citron découpé en tranches et les olives noires (sur la photo il n'y en a que 8, le cuisinier les a toutes mangées, donc tu peux en faire autant). Servez bien frais.
Notre conseil (celui de Elle) : l'huile de sésame s'achète dans les épiceries spécialisées (mon livre date de 1981 !). Mais elle peut être avantageusement remplacée par de l'huile-miam-d'olive.

Bon appétit ! Je t'embrasse.

Valérie

 
Mercredi 7 avril 2004

Courriel envoyé à Valérie B. :
À  :  "Valérie" <--->
Date  :  Wed, 07 Apr 2004 10:29:43 +0200
Sujet  :  Merveille !
Le 7 avril 2004,

Bonjour Valérie,

Quelle merveille, ton courriel ! Je me suis BI-DON-NÉE !! (et l'ai mis sur Internet...)

Les dieux savent pourtant comme le rire n'est pas fréquent au cœur forcément sombre d'une dépression. Mais hier soir, si les voisins ont eu la curiosité de jeter un œil par ma fenêtre, ils auront pu me voir, assise devant mon écran, pliée par un rire maladroit (je n'ai plus l'habitude) autant qu'irrépressible...

Techniquement, ce n'est quand même pas une recette si facile, pour moi en tout cas. Tu sais ce qui m'impressionne le plus ? le bicarbonate de soude. Ça se trouve où, à combien et sous quelle forme, ce truc qui me paraît là maintenant plutôt barbare ?
Et si on l'omet, ça donne quoi ?
Et si j'oublie, comme tu dis, la moitié des ingrédients plus 16 olives (10 minutes de calcul mental pour tâcher de faire la soustraction 24 - 8, on va dire que c'est à cause des médicaments :-), plus le saladier (puisqu'on préfère salir à côté finalement), plus le bicarbonate... crois-tu que ce sera bon ? Ce ne sera sans doute plus du hoummos (merci de tes précisions orthographiques et phonétiques), mais sera-ce mangeable ?

Oui, j'ai vu Quand Harry rencontre Sally, mais une seule fois à la tévé, soit pas de façon à me le rappeler. Aucune trace, dans ma mémoire, de paprika à ce propos.
Vieillerie toujours. En ce moment, à FRANCE CUL, y a un feuilleton radiophonique sur La Vagabonde, de Colette. Je l'ai lu gamine, et me le rappelle si bien que je peux, à l'écoute de cette émission, prévoir ce qui va suivre. En revanche, un film que j'ai vu plutôt récemment, soit à un âge déjà avancé, impossible de me le rappeler bien si je ne l'ai vu qu'une fois.
Aaaaarrrrrgggglllll.
Le bon côté, c'est que je peux relire des polars avec un suspense renouvelé. Dito pour les histoires drôles. Je me rappelle parfois que je les ai vus ou entendus, mais je ne me rappelle plus leur teneur. Utile, izeunt'it ? :-D

Je t'embrasse avec une reconnaissance encore teintée d'allégresse.

Marie-Dominique

 
Samedi 10 avril 2004

Au fait, voici des propos entendus à la télévision (dont je dois être une des rares à trouver qu'elle est loin de n'émettre que des conneries :-) :
  • « Les mares sont pleines de rhinocéros. » (2 décembre 2000)
  • « À l'automne, les feuilles ne jaunissent pas, elles déverdissent. » (3 décembre 2000)
  • « Il y a pire qu'une âme dépravée, c'est une âme habituée. » (avril 2004)
  • À propos de l'amour courtois : « Les dames et leurs soupirants cultivent cet intervalle entre le désir et son assouvissement en le meublant de sentiments. » (4 avril 2004)

 
Dimanche 11 avril 2004

Courriels échangés avec Valérie B. :
À  :  "Valérie" <--->
Date  :  Sun, 11 Apr 2004 10:15:06 +0200
Sujet  :  Reponses
Le 11 avril 2004,

Bonjour Valérie,

Je te remercie bien de tes courriels, qui me font moult plaisir à lire.

[...] À part ça, je n'avais vraiment pas besoin d'APPRÉHENDER aussi fort la reprise du boulot. Au premier coup d'œil, la psychiatre, que je revoyais vendredi dernier, a prolongé mon arrêt de travail jusqu'au 7 mai 2004...
Je vais finir par croire que je suis vraiment malade !... :-)
Non que je ne le sois pas, mais cette atteinte à ma santé ne s'accompagnant ni de fièvre, ni d'hémorragie, je n'arrive pas vraiment à me considérer comme malade. Et ce malgré la preuve récurrente que s'attache à m'administrer la vie au cours des années.
C'est d'autant plus dommage que je SAIS que le jour où je l'ACCEPTERAI (au futur de l'indicatif, c'est plus optimiste qu'au conditionnel) pleinement, j'aurai enfin fait un grand pas vers la guérison...

En attendant, ça va quand même mieux qu'il y a un mois !

Je ne voudrais pas t'enduire avec de la méfiance à l'encontre de ta fille, mais je crois qu'elle a bien compris que tu aimais être son bébé de n'ange. Du coup, elle te le sort en préparant le terrain AVANT de te demander quelque chose. Rouée manipulatrice !

Pour le format des photos, si c'est de leur taille que tu veux parler, ma foi, pour moi qui ne les imprime pas et les regarde seulement à l'écran (sauf ce matin, elles ont toutes disparu, HELP!), la taille idéale est celle qui permet de mieux voir la photo sur un écran 14 pouces (je crois).
Sachant de toute façon qu'en cas de besoin, je les retaille via un PHOTOSHOP dont j'use un peu mieux maintenant grâce à tes précieuses - là aussi - indications (je m'étais empressée d'acheter le bouquin dont tu m'avais écrit :-).

Bon, c'est de mon stock de potiron et de carottes qu'il va me falloir m'occuper maintenant, en une petite visite au marché dominical. J'appréhende ça aussi, mais c'est rapide et aisé, je devrais donc y réussir quand même...

Dur de griffonner du dessin avec une presbytie naissante !

Porte-toi BIEN. Pokous.

Marie-Dominique

péji


De  :  "Valérie B." <--->
Date  :  Sun, 11 Apr 2004 12:20:22 +0200
Sujet  :  Re: Reponses
Bonjour Marie-Dominique,

Quant à Sélène, ce n'est pas si simple et je m'enduis moi-même de conjectures et de supputations. En fait, tu, je, tout ça semble encore bien abstrait pour elle et je soupçonne que « Est-ce que tu es mon bébé d'ange (qui est parfois bébé de n'ange du fait de la liaison un ange) » égale en fait « Est-ce que je suis ton bébé d'ange ». Ainsi, parfois, quand je viens de la gronder, elle me questionne terriblement inquiète « Est-ce que je t'aime ? ». Tu vois, ce n'est pas si simple, mais si je suis sûre de la tancer parfois exagérément, j'ai presque la certitude de lui dire suffisamment que je l'aime.

Enfin tout ça pour dire que 1- j'ai constaté que ta recette avait quand même l'air d'être bien plus simple que la mienne scrogneugneu ; 2- que chiche n'avait pas l'air de s'accorder avec pois ; voyons, voyons, que dit le Robert ? CHICHE : 1/ blablabla parcimonieux 2/ chiche (pois) V. Pois. Très drôle ! POIS ... 3/ Pois chiche vient de pois cice 1542 ; ah bé ça c'est çouette alors !

Bises et bonne prolongation, alors ! Tu vas pouvoir profiter du printemps !

Valérie


À  :  "Valérie" <--->
Date  :  Sun, 11 Apr 2004 21:39:15 +0200
Sujet  :  Chiche et ontologique
Le 11 avril 2004, au soir,

Bonsoir Valérie,

Effectivement, pour Sélène, ça n'a pas l'air aussi simple que je pensais avoir tout compris :-)
Heureusement car contrebalançant peut-être mon arrogance spontanée, le doute est toujours là, outil infrangible (j'avais d'abord écrit "infragable", merci mon dico :-D) et permanent. J'ai d'ailleurs noté, l'autre soir, une phrase que ma tévé a attribuée à Berthold Brecht, ce qui me donne l'audace de la répéter, car je n'osais pas dire tout haut que c'est ce que je pense tout bas, les gens auraient pensé que c'était parce que je suis stupide. :-S
Bref. Voici les propos brechtiens (et ontologiquement marie-dominiens) :
« On ne comprend jamais rien, mais on peut ressentir pas mal de choses. Les histoires que l'on comprend, c'est qu'elles sont mal racontées ».

*********
À part ça, je suis É-BA-HIE de "pois chiche". Je n'avais absolument pas remarqué, dans la recette que je t'envoyai, que "chiche" y restait stoïquement invariable. Il semble que j'aie le même dico que toi et il n'y figure pas l'exemple qu'il me faudrait pour convaincre mon doute ontologique, genre : « LES pois CHICHE veulent une longue trempette d'avant cuisson ».
Est-ce que "chiche" reste invariablement au singulier parce que "pois", lui, est toujours au pluriel ? Pensent-ils ainsi, à deux, arriver à un équilibre ? Est-ce que leur vie de couple s'accommode d'une telle constante antinomie, l'un étant pluriel et l'autre singulier ?

Et supposons le doute levé, la vérité révélée : "chiche" est invariable. Ma question suivante est : comment le sait-on, en l'absence, dans les dictionnaires (j'ai plongé itou dans le petit Larousse, avec des planches en couleur des pois :-), de l'exemple explicite ? Comment le sait la dame qui a fait « l'adapatation française » de mon livre « Pour réussir la cuisine végétarienne » ?

À moins qu'elle n'ait, tout simplement, davantage de bon sens que moi - ce n'est pas difficile, si j'ai une intelligence, elle n'est ni pratique, ni de bon sens - en supposant que le dictionnaire met d'office cette légumineuse au pluriel, sachant qu'il n'arrive sans doute pas souvent que l'on ne mange qu'UN pois chiche.

*********
Le dico m'a au moins donné l'occasion d'apprendre (un peu) ce qu'étaient les pois cassés. Je m'en mitonnais des soupes, depuis un mois, en me demandant quelle plante pouvait donner des pois en demi-boule, ou s'ils étaient usinés par découpage-en-deux, ou si on triait les cassés.
Ah purée ! (justement :-)
Je viens de réaliser, en le tapant, qu'ils s'appellent "pois CASSÉS".
Aaaarrrrrgggllll.

*********
Dans une émission, ce dimanche, sur la dépression, pour rappeler que c'est vraiment une maladie (et non une baisse de moral ou un coup de paresse), il a été dit que le cerveau ne fonctionnait pas correctement. Eh bien, pour la preuve, voyez Marie-Do ! Aujourd'hui, je réalise (enfin, après un mois) que les pois cassés sont CASSÉS. Hier, j'ai suivi une recette de soupe aux lentille en m'étonnant qu'il n'y soit pas mentionné d'eau ; audacieuse, j'en ai mis d'office, après avoir relu TROIS FOIS la recette sans y voir l'eau... qui m'a éclaboussé les yeux ce matin. Plusieurs minutes m'ont été nécessaires à la soustraction des olives dans ta recette de hoummos. Et je n'avais même pas remarqué l'invariabilité de "chiche"...

Si le 11 avril n'est ni une journée particulièrement faste pour mon neurone, ni son chant du cygne, que puis-je prétendre ? Par coquetterie - comme pour Brecht, c'est pour que les gens se rendent pas compte de ma bêtise - j'accuse les médicaments. Mais, en fait, c'qui faut savoir, c'est que les médicaments SOIGNENT, et pas le contraire.

De même, d'ailleurs, que si je pouvais PROFITER du printemps, c'est que je ne serais pas malade. Et donc pas en arrêt-maladie...

*********
Bon, ce que j'ai de mieux à faire, dans l'état où j'erre, ce soir, c'est sans doute la vaisselle de ma soupe aux lentilles :-) (délicieuse avec un finalement-litre d'eau :-)
Porte-toi bien. Bisous.

Marie-Dominique

 
Mardi 13 avril 2004

Aprème
De l'arachide en coques casse
De l'Arachnid sur mon écran
Nuage de lait et nuage qui passe
Jalonnent ce jour déprimant.

 
Mercredi 14 avril 2004

Courriel envoyé à Valérie B. :
À  :  "Valerie" <--->
Date  :  Wed, 14 Apr 2004 07:58:17 +0200
Sujet  :  Saint-Maxime matutinal
Le 14 avril 2004 au matin

Chère Valérie,

Tôt levée, j'en ai profité pour faire du tri dans mes courriels (je les garde presque tous, finalement ! :-)
J'ai mis en ligne, ce matin, la dernière photo que tu m'as envoyée de Baptiste et Sélène. Je l'aime beaucoup.
J'ai aussi été touchée que Sélène, « très inquiète », te demande s'il y a encore de l'amour entre vous, nonobstant l'engueulade.

D'âge émotionnel à peine pubère, je regarde beaucoup de téléfilms américains dans ma tévé (mes préférés : les séries Z avec des araignées géantes ou des aliens affamés, et des gros trucages :-D).
Deux phrases m'y interloquent de façon répétée, en ce moment :

  • les personnages qui disent à leur interlocuteur, lequel souffre sous le coup d'une épreuve : « je sais ce que vous ressentez », à quoi l'autre répond - et je le COMPRENDS ! - « Non, vous ne le pouvez pas »...
  • et les parents qui disent à leurs enfants « je suis fier de toi », sans même que leur progéniture ait eu à faire, pour cela, quelque chose d'extraordinaire.

Le pourquoi ça m'interloque n'est pas à chercher très loin, sauf si l'on considère le nombre d'années séparant une une dame (?...) vieillissante de son enfance...

Pour le deuxième point, où je ne voyais absolument pas de quoi ils pouvaient bien parler, ces parents et ces enfants à la fierté si curieusement placée, j'ai fini, au reçu de tes courriels, par me dire que c'était peut-être bien un truc de ce tonneau que j'éprouvais pour toi : je suis fière de toi. Enfin... autant qu'un caractère aussi négatif que le mien est en mesure d'éprouver quelque chose de positif :-)

Et je te le précise au cas où : ce n'est pas dû à tes enfants. J'aurais été au moins aussi fière de toi si tu n'avais pas eu d'enfants, ou si tu avais été homosexuelle, et peut-être même (mais comment savoir ?) si tu n'avais pas été aussi brillante...
C'est de la fierté inconditionnelle.

Tous comptes faits, je crois que je suis également assez fière de maman. Et, à un niveau moindre car je les connais peu, je le suis itou de Baptiste et de Sélène.
Marrant.

Je t'embrasse.

Marie-Dominique